Bloc Identitaire


Modeste autopsie de la certaine finalité du parcourt d’un militant d’extrême droite. Matthieu aurait pu mener une vie paisible, certains l’a lui on volé non sans une part de consentement malsain.

L’extrême droite dangereuse même pour ses militants

Avec l’affaire Andrés, on assiste à un cas d’école. L’extrême droite joue souvent la carte de la famille unie, du groupe inébranlable, du clan soudé pour recruter ses militants. Le Bloc Identitaire (BI) en est l’exemple parfait. Recruter de jeunes paumés et les intégrer à grand coup de stages, de formations, de sorties initiatiques à telle point qu’ils finissent par se couper, voir se brouiller pour certains, avec leurs amis, leur famille. Ils ne vivent plus qu’avec leurs nouveaux camarades qu’ils voient déjà comme des amis des frères, des pères après justes quelques semaines de fréquentation, sans doute une déclinaison du syndrome de Stockholm. A cela on ajoute un lent  bourrage de crane qui pour faire simple, crée des enfants-rois pourris gâtés imbu de leur personne. Chez les Jeunesses Identitaires (JI), branche jeune du BI, c’est typiquement le cas. Les JI, des petits cons sans grand talent persuadés de détenir la vérité tout en croyant  être des surhommes. On n’a pas encore relevé de cas de militant identitaire se croyant capable de voler, mais on en est pas loin… Cette tendance à se croire meilleur que les autres est très développer chez les identitaires, ce qui les amène à être très critiqué au sein même de la grande famille de l’extrême droite française. Le problème c’est qu’il faut coupler cet endoctrinement avec les idées de haine inhérente à l’extrême droite. Le cocktail est détonant. On voit alors ces militants se permettre tout et n’importe quoi. Encouragé par l’impunité, l’endoctrinement, l’effet de groupe, une fois le processus engagé, c’est la fuite en avant plus ou moins rapide selon le niveau de leur engagement. C’est « l’Esprit JI », nom de la doctrine qu’ils affectionnent et que l’’on traduira par : « on est les plus beaux, on est les plus fort, on ne doute jamais car on a raison, rien ne nous arrêtera, on va conquérir le monde si il n’est pas déjà à nos pieds. ». Matthieu Clique en fait les frais depuis son engagement, un petit homme bien modeste qui a avalé sans sourciller la merde que lui proposait l’extrême droite et plus particulièrement le Bloc Identitaire. Une fois le bonhomme gonflé à bloc, il arriva à Toulouse et nous démontra avec brio l’étendu de ses talents de militant. Comme un seul homme, il réactiva les Jeunesses Identitaires toulousaines, tel hercule nettoyant les écuries d’Augias, il déploya toute son énergie dans l’aventure, le succès sera au rendez-vous : de nouvelles recrues pour le BI, un local, la reconnaissance de ses pairs, l’admiration plus ou moins modeste de l’ensemble de l’extrême droite toulousaine, plein de contacts, plein de nouveaux amis… En bonne groupie, recevoir une caresse dans les cheveux de la part de son idole, c’est le nirvana. Dans le cas de Matthieu avoir des relations personnelles avec des cadres du BI, des pseudos intellectuelles d’extrême droite, c’est orgasmique.

La machine infernale qui allait causer sa perte continuait son œuvre. Les JI toulousains pouvaient et peuvent toujours compter sur Romain Carrière « coach castagne » comme entraineur pour le combat. Plusieurs fois champion de France de Taekwondo, vice-champion du monde, sergent au 3ème RPIMa de Carcassonne [1], autant dire que Romain a les qualités pour envoyer au tapis d’un simple coup plus d’une personne. Romain comme plusieurs formateurs du BI entrainaient et entrainent toujours quantité de militant tout aussi instable que Matthieu… Officiellement c’est de l’innocente self-défense, en réalité c’est comme donner une arme à un enfant…

Matthieu s’entrainait beaucoup avec ses petits copains identitaires dans des parcs à Toulouse. Matthieu de dos, de face, de profil, en rouge, en noir.

« coach castagne », Romain Carrière en bon prof qui veille au grain.

Echantillon de l’équipement d’entrainement des JI toulousains. A noter, une devise qui est chère aux identitaires toulousains au point qu’ils en ont fait des sweats « un poing c’est tout ». Ca en dit long sur ces entrainements. Un poing c’est tout… Un coup de pied dans le thorax aussi! [2]

On ajoutera que la confiance en soi du militant identitaire est régulièrement « boosté » par d’invraisemblable situation aux origines troublantes. Plusieurs fois Matthieu et ses petits copains se sont tirés d’affaires qui auraient pu être bien embarrassantes judiciairement et accessoirement auraient stoppé leurs activités avant un drame [3]. Ils doivent leurs salut surement aux contacts bien placés que peut se targuer d’avoir leur « famille » [4]. Cette dernière aurait-elle aussi averti Matthieu qu’il était dans le collimateur des enquêteurs comme le sous-entend le journal La Provence? Ca motive quand même d’avoir des anges gardiens.

Le blog antifasciste Fafwatch, dans un article consacré à 4 militants du BI toulousain avait le mot juste. En effet en parlant du militant identitaire, Fafwatch analysait « un âne qui se prend pour un cheval de course ». C’est tout à fait le cas de Matthieu Clique.

Matthieu s’est mis en avant pour tout à Toulouse, il était le Bloc Identitaire toulousain à lui seul. Le Bloc Identitaire l’a utilisé comme un vulgaire petit pion, l’a usé jusqu’à la corde, physiquement, mentalement et financièrement, il a finit par exploser en plein vol.

Merci les copains !!!

Dans l’ordre, de gauche à droite : Olivier Roudier, Christophe Pacotte, Richard Roudier, Matthieu Clique à l’inauguration de l’Oustal.

La photo ci-dessus est très intéressante. Matthieu et quelques uns de ses amis à l’inauguration de l’Oustal au 36 allée de Barcelone à Toulouse le 11 février 2012. L’extrême droite dans toute sa splendeur. Olivier Roudier à l’époque militant au BI [5] et qui vient d’être une nouvelle fois condamné pour violences et incitation à la haine raciale [6]. Son père Richard Roudier viré comme une merde du BI non s’en l’avoir (un peu) mérité [7], il est toujours président de la Ligue du Midi et du CEPE [8]. Christophe Pacotte responsable du BI Aquitaine, membre du bureau politique du BI. Matthieu Clique, aujourd’hui incarcéré et accusé d’être l‘agresseur d’Andrés.  Quand certains usent et abusent de méthodes douteuses d’autres en font parfois les frais…

Depuis la vague d’arrestations dans le cadre de l’enquête sur l’agression d’Andrés et l’incarcération de Matthieu Clique, on assiste à un élan de soutien particulier. On vous épargnera les affreux messages, visuels ou vidéos de soutien qui pullulent entre autre sur la toile,  c’est souvent moche, ponctué de fautes d’orthographes, de référence au nazisme et parfois donnant l’impression que Matthieu est un martyr tombé au champ d’honneur pour la cause, pour la patrie. Remis dans le contexte d’une agression gratuite à 20 contre un étranger qui passait son chemin, c’est plutôt inquiétant… Peut être que ce n’est que ça la finalité de la lutte nationaliste, défoncer en toute impunité des innocents sous prétexte de leur origines…

Parmi les soutiens à Matthieu, on retrouve évidement l’ensemble des structures du Bloc Identitaire mais aussi le GUD [9], les Jeunesses Nationalistes , Alexandre Gabriac , Bruno Gollnish ainsi que le CEPE. Ce dernier s’est même fendu d’un somptueux communiqué où sont mis sur le même plan Matthieu et différents nationalistes que le CEPE a soutenu par la passé, tels que Phillippe Vardon [10] ou Maxime Brunerie [11]. Le genre de soutien qu’on rêve d’avoir. Le CEPE balance aussi les coordonnées personnelles d’un des frères de Matthieu à Châteauroux. Ce dernier étant chargé par la famille Clique de centraliser le courrier et les dons pour Matthieu. Or cette organisation familiale n’avait pas vocation à être rendue publique…

Richard Roudier et Matthieu Clique en train de signer une convention d’accord entre l’Oustal et le Bloc Identitaire lors de l’inauguration de l’Oustal en février 2012.

Richard Roudier au BI, c’était le papi-gâteau des identitaires toulousains. Depuis son éviction, Matthieu avait coupé les ponts. Le clan Roudier se sert allègrement du « malheur » de Clique pour régler de vieux compte avec le BI. Comme quoi l’extrême droite n’a rien à envier aux sales manœuvres politiciennes des grands partis politiques.

Officiellement, le Bloc Identitaire a lancé une souscription et un appel à soutien. Les dons et les courriers pour Matthieu sont à envoyer à la Traboule, le local du Bloc Identitaire à Lyon. On notera que les « meilleurs amis » toulousains de Matthieu ne sont même pas foutu d’organiser la solidarité avec leur « camarade ». De plus Libération relatait que Matthieu serait resté muet pendant sa garde à vue et qu’il aurait été dénoncé par ses amis. A l’époque, nous doutions de la véracité de ces informations, il n’est pas rare en effet que la police laisse filtrer de fausses informations pour les besoins d’une enquête. Depuis, l’information semble se confirmer, et permettrait de comprendre comment certains sont sortis plus rapidement que prévu de leur garde-à-vue, notamment ceux chargés par des témoignages directs.

On notera aussi que depuis l’incarcération de Matthieu, certains militants et cadres du BI et des JI Toulouse en ont profité pour quitter le navire sans avertir personne, laissant la section toulousaine du Bloc Identitaire plus que jamais à la dérive. Il était plus opportun de prendre la fuite que de rester et faire face. Il est plus gratifiant de rejoindre un concurrent du BI que de soutenir un «ami » en prison. Il est plus heureux de dépenser sans compter pour les Jeunesses Nationalistes et l’Oeuvre Française que d’honorer ses cotisations pour payer le loyer de l’Oustal. Les identitaires et la famille de Matthieu ont du apprécier le geste.

La pathétique stratégie de défense ne s’arrête pas là, l’avocat de Matthieu Clique est maitre Pierre-Marie Bonneau, qui n’est autre que le responsable toulousain de l’Oeuvre Française [12]. Monsieur Bonneau qui « qui aura la bonne idée de se faire interpeller »  le 29 septembre dernier à Paris lors d’un rassemblement des Jeunesses Nationalistes.

Après plusieurs semaines, défendant plus ou moins mollement Matthieu, le BI l’aurait-il lâcher ?  Georges Gourdin, membre du bureau exécutif du BI a eu des déclarations pour le moins accusatrices à l’encontre de Matthieu Clique. Ces propos ont été retranscrits durant une interview par Marsactu:

« le Bloc identitaire a des militants parmi les gendarmes et les policiers »

« Je ne connais pas bien ce dossier, mais pour moi ça tient plutôt du fait divers. Matthieu a eu une journée difficile et il a agi contre la volonté de son chef. »

« On est solidaire de Matthieu en tant que personne, parce qu’il était un peu fatigué, mais pas des actes. »

Mieux que des aveux, c’est une condamnation. On a les amis qu’on mérite.

 

[1] RPIMa, Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine.

[2] Loin de nous l’idée que Matthieu Clique aurait explosé d’un seul coup de pied au thorax Manuel Andrés Pardo. Loin de nous l’idée qu’il aurait pu le faire grâce aux entrainements de Romain Carrière. Loin de nous l’idée que la devise « un poing c’est tout » arboré fièrement par les identitaires toulousains soit un appel à la violence.

[3] En mars 2012, 2 identitaires toulousains étaient sur Bordeaux, Matthieu Clique et Victor Lenta. Ils faisaient parti d’une dizaine de militants identitaires contrôlés et placés en garde à vue, voir ici  et . La police les a contrôlé pour des tags, en fouillant les deux véhicules qui transportaient nos joyeux drilles, les policiers saisirent quantité d’armes : battes de baseball, bâtons cloutés, gazeuses, matraques télescopiques… Etonnamment, seuls les 2 conducteurs seront inquiétés par la justice pour port d’arme. 4 identitaires seront convoqués pour dégradation, les 4 autres ne seront pas poursuivis. Avis aux braqueurs en cas d’arrestation, sortez de votre voiture en y laissant le butin et les armes, on ne vous reprochera rien.

[4] On évitera ici de trop en dire mais on notera par exemple qu’un ancien inspecteur de la DST (Direction de la Surveillance du Territoire, contre-espionnage, maintenant DCRI) est coordinateur régional en Normandie pour le Bloc Identitaire, voir ici.

[5] Comme toute sa famille, Olivier Roudier est membre de la Ligue du Midi, groupuscule d’extrême droite qui sévit dans la région de Montpelier et Nimes. La Ligue du Midi était rattaché jusqu’à très récemment au Bloc Identitaire.

[6] Ca devient même une habitude pour Olivier. Multiples condamnations et incarcérations pour violence assorti de provocations racistes. La dernière en date, voir ici.

[7] voir ici, ,  et ici.

[8] Comité d’Entraide aux Prisonniers Européens. Les « prisonniers européens », comprenez : les militants blancs emprisonnés pour faits de violence. Cette structure a fait parler d’elle en reprenant la campagne pour la libération de Michel Lajoye qui avait été soutenu par Unité Radicale [11]. C’est en particulier le CEPE qui a géré les conditions de sortie de M. Lajoye (logement, travail). Michel Lajoye, auteur d’un attentat à la bombe raté dans un café arabe en 1987.

[9] GUD, Groupe Union Défense. Organisation étudiante d’extrême droite très active dans les années 70 et 90. Elle tente un sempiternel retour au premier plan de la galaxie nationaliste depuis 2010. Le GUD est actuellement présent à Paris et à Lyon.

[10] Pour résumé de manière non-exhaustive : Ancien du FNJ (branche jeune du FN), ancien du MNR, ancien d’Unité Radicale [11]. Membre du bureau exécutif du Bloc Identitaire, Président de Nissa Rebella, Bloc Identitaire de Nice. Chanteur du groupe de RIF (Rock Identitaire Français) Fraction (anciennement Fraction Hexagone). Philippe a eu quelques démêlés judiciaires, notamment pour reconstitution de ligue dissoute, port d’arme, violence, discrimination raciale… C’est aussi le père spirituel des Jeunesses Identitaires et de ses avatars : le réseau Une Autre Jeunesse et Génération Identitaire.

[11] Membre d’Unité Radicale (UR), groupe d’extrême droite, ancêtre du Bloc Identitaire. Maxime Brunerie est l’auteur de la tentative d’assassinat du président Jacques Chirac lors du défilé du 14 juillet 2002. A la suite du coup manqué, les autorités ordonnèrent la dissolution d’Unité Radicale en aout 2002 pour cause d’idéologie raciste, discriminatoire et antisémite. En avril 2003, la plupart des anciens dirigeants d’UR fondèrent le Bloc Identitaire.

[12] L’œuvre Française (OF) est l’un des plus vieux mouvements nationalistes français (créé en 1968). L’OF se revendique de la France de Vichy. Sa branche jeune est les Jeunesses Nationalistes.

Depuis l’ouverture de l’Oustal on a de cesse de répéter que le local du Bloc Identitaire situé au 36 allée de Barcelone est un repère de fachos. Certains pensent qu’on exagère, qu’on va trop loin. Certains pensent qu’on attaque le Bloc Identitaire toulousain uniquement sur sa honteuse récupération de la culture occitane… Bref on va remettre une couche avec cet article pour mettre les choses au clair. Il est dommage d’en arriver là, mais malgré nos communiqués, nos articles, nos affiches, nos tracts, nos manifs, certains croient encore que le Bloc Identitaire est une organisation politique classique, tout juste un peu à l’extrême droite…

Samedi 17 mars 2012, une manifestation antifasciste se tenait pour dénoncer la présence du local du Bloc Identitaire. 300 personnes ont défilé dans de la place Arnaud Bernard à Compans Caffareli en passant par les allées de Barcelone et la place Héraclés. Le tout avec détermination sans heurts, sans violence et sans débordements. On a pu constater la présence d’un important dispositif policier : au moins une demi compagnie de CRS, un détachement de gendarmes mobiles, des camions avec barrières anti-émeute et un camion lance à eau anti-émeute… Bref de quoi bien protéger l’Oustal…

Pour autant, les militants du Bloc Identitaire étaient présents en nombre à leur local. Les naïfs diront que c’est pour protéger leur local… Oui il est évident que les forces policières auraient été certainement débordées, il fallait bien rajouter une vingtaine de nervis fascistes pour épauler la centaine de « robocop »…

Egal à lui-même, Matthieu Clique, le leader des Jeunesse Identitaire toulousaine n’a pas pu s’empêcher de provoquer les manifestants, avec son acolyte Victor Lenta [1]. Ils ont copieusement filmé le cortège antifasciste lors de son passage près du local du Bloc Identitaire. Sans doute pour repérer les prochaines personnes à agresser…

Là où cela devient intéressant, c’est de savoir qui était présent au local pour soi disant le protéger. Ils se sont réunis dès samedi matin. Heureusement qu’une âme généreuse était là pour immortaliser les retrouvailles. L’ensemble des photos est disponible ici avec un bonus [2](lien vers flickr http://www.flickr.com/photos/78234896@N07/).

Matthieu et Victor attendent leurs amis. A cotés se trouve une équipe de France 3.

Et un bonehead [3], un ! Bertrand Cahuzac et sa copine.

Et ca continue, Victor Lenta accueille Loïc Staïano et sa copine.

Tout le monde se fait la bise. Ils se connaissent très bien. Le pack de Kronenbourg, les lacets blancs sur les rangers, c’est ça le Bloc Identitaire, les soi-disant défenseurs la culture occitane.

Tout le monde est là pour la petite sauterie devant l’Oustal, le local identitaire du 36 allée de Barcelone.

Les imbéciles diront que les cranes rasés sont passés au local du Bloc Identitaire par hasard.

Les sceptiques continueront à dire que des cranes rasés, c’est un peu maigre comme argument pour les qualifier de nazis. Attendez la suite du roman-photo !

Loïc Staïano

Un bonehead bien connu du milieu toulousain, il est surnommé « Frolic ». Cet individu est impliqué dans de nombreuses affaires de violences sur Toulouse et Colomiers, certaines ont été instruites juridiquement d’autres non. Il est l’auteur de la fameuse vidéo qui revendique l’attaque du local de la CNT par les identitaires toulousains, vidéo diffusée depuis son compte Youtube (les sceptiques peuvent demander les preuves s’il faut). Ci-dessous Loïc torse nu, on peut aisément admirer bon nombres de tatouages représentant des sigles nazis et fascistes ainsi que des éléments de la mythologie celte et viking récupérés et détournés depuis de trop longtemps par une frange de l’extrême droite.

La panoplie complète du tatouage de facho. Petit jeu : trouver la croix gammée…

Bertand Cahuzac

A gauche, Bertrand mignon tout plein il y a un an. A l’extrême droite Bertrand le néo-naze avec encore un t-shirt paillette techno, stigmate de son ancienne vie de clubber.

Quel gâchis! Il y a encore un an, le jeune homme avait des cheveux et une vie classique d’étudiant en IUT à l’Université Paul Sabatier. Sûrement déjà raciste, il saute le pas du militantisme en intégrant les Jeunesse Identitaire (JI) toulousaine et là c’est le drame. Il rencontre les boneheads et en devient un… c’est aussi ça l’esprit JI… Il devient un vrai défenseur de la « race blanche ». Il a ça dans la peau (cf son magnifique tatouage).

Croix de fer, devise des chevaliers du temple, devise pétainiste… génial !!!

Nazi party

Loïc Staïano, sa copine et Bertrand Cahuzac exécutant le salut hitlérien avec des amis… « on ne regrette pas sa soirée » dirait le Maréchal Reichsminister Ludwig Von Apfelstrudel [4].

Loïc et Bertrand sont potes et lorsqu’ils ne sont pas à l’Oustal, ils font des soirées riches en poésie et en bonne compagnie. Thématique classique, pas de soirée déguisée, c’est un peu comme à Mc Do : « venez comme vous êtes ». Pour ôter le doute aux incrédules qui croient que c’est un salut romain ou une tendinite du bras droit, on notera que Bertrand porte un t-shirt avec le logo de la Division Charlemagne. La 33e division de grenadiers SS Charlemagne était constituée de français volontairement engagés sous l’uniforme Waffen-SS lors de la seconde guerre mondiale.

 

Faut-il encore plus de preuve pour qualifier Bertrand et Loïc de nazis? Faut-il encore plus de preuves pour démontrer qu’ils sont membres ou sympathisants du Bloc Identitaire?

 

Bla bla en perspective voir plus si…

Que va-t-il se passer maintenant ? Doit-on révéler d’autres preuves ? Par quelle pirouette Matthieu Clique va-t-il encore s’en sortir devant les journalistes ? Quelles sont les éléments de langage du Bloc Identitaire qui peuvent encore tenir devant ces faits ? La devise des Jeunesse Identitaire « 0% racisme, 100% identité » ? Le Bloc Identitaire est « contre l’Islam mais pas contre les musulmans » ?

Non, Matthieu [5] dira sûrement qu’il ne savait pas ou/et que Loïc Staïano et Bertrand Cahuzac ne font pas parti du Bloc Identitaire, qu’ils n’ont pas leur carte de membre… bla bla bla… On peut compter sur monsieur Clique pour se vautrer dans le discours classique du politicien: nier formellement et directement enchainer sur un : « il y a trop de mosquées, de kebabs et de fastfoods à Toulouse, rendez-vous compte !!! ». Le Bloc Identitaire (BI) ne communiquera pas officiellement par honte de s’être fait une nouvelle fois de plus prendre la main dans le sac. Ou peut-être que le BI nous sortira un pompeux communiqué calqué sur ceux du Front National en mode « dédiabolisation ». En tout cas, on compte sur les quelques journalistes qui oseront encore mettre les pieds à l’Oustal pour poser les vrais questions et essayer de ne pas se faire endormir par notre chère petite tête blonde préférée. Bref on continue à suivre attentivement la suite des événements. On prend déjà les paris. Communiqué de presse ? Conférence de presse ? Vidéo ? Attaque de concert ? Attaque de bar ? Nouvelles agressions ? Quoi qu’il en soit Matthieu et sa clique ne resteront pas de marbre.

 

 

NB 1 : On peut aisément nous traiter de délateur. Nous répondons simplement à la campagne de désinformation orchestrée depuis plusieurs mois par le Bloc Identitaire toulousain. Désolé pour Matthieu, Loïc, Bertrand et les autres, on ne vous changera pas mais on vous demande simplement de rester tranquillement à la maison.

NB 2 : Nous venons par cet article de démontrez une partie des liens entre les identitaires et les boneheads (skinhead d’extrême droite). On peut aller plus loin encore s’il faut. Le prochain article sera consacré aux liens qu’entretiennent les identitaires avec les hooligans du TFC. Il devrait sortir la semaine prochaine.

 

[1] On a l’habitude de les connaître dans des rôles beaucoup moins pacifique, voir ici.

[2] Bonus : le 31 avril peu avant la manifestation occitane, les identitaires toulousains avaient volé une banderole de l’organisation occitane, ce qu’ils ont totalement nié par la suite. Dommage, on a les photos du vol…

[3] Skinhead d’extrême droite.

[4] Personnage culte du cinéma français (extrait du  film).

[5] Le même Matthieu Clique qui s’est fait condamné pour incitation à la haine raciale le 30 mai 2012 avec ses acolytes : Romain Carrière et Anne Sans.

 

 

 

 

Il y a quelques semaines, nous avons eu vent de la situation toulousaine en matière d’agitation chez les petits fascistes. Un article de l’Union Antifasciste Toulousaine a fait des révélations sur les méfaits des Jeunesses Identitaires Toulousaine. L’UAT a révélé notamment une « photo  de famille » des Identitaires exhibant la devanture d’un local syndicale qu’ils venaient de vandaliser. L’article y révèle les identités des protagonistes aisément reconnaissables sur le cliché mais sans aller plus loin. Fafwatch comble se manque et fait les présentations.

On l’a remet parce qu’on l’aime bien cette photo.

Matthieu Clique « le petit chef »

Le leader maximo et chef des Jeunesses Identitaires (JI) à Toulouse. Matthieu est avant tout un catholique intégriste issu d’une famille bourgeoise. Très tôt il s’implique dans des mouvements politiques dans sa ville d’origine, Grenoble. Sans doute la pression familiale, le système patriarcal ont très tôt façonné le petit Matthieu suivant le triptyque classique chez les fachos: « Papa est facho, maman ferme sa gueule et les fistons font comme papa ». Très tôt scout et très tôt engagé dans SOS Tout Petits Isère [1] et très tôt mis en avant comme dans ces deux vidéos de propagande anti-avortement (ici et ici). Deux vidéos « collectors » où l’on voit évoluer le jeune Matthieu jouant le rôle du gamin qui devient un homme, un vrai !!! Une passion naitra de cette première rencontre avec la caméra entre Matthieu et les vidéos dont il est le héros. Il les cumule !!! Plus tard il intégrera la section JI de Grenoble.

Scout un jour ! scout toujours !

Matthieu n’a jamais douté de lui même

Il débarque avec la famille à Toulouse en septembre 2009. Il intègre évidement la section toulousaine de SOS Tous Petits, une section vieillissante et en perdition. Qu’à cela ne tienne, Matthieu se charge de tout et malgré un look de séminariste des années 60 (moustache pré-pubère, affreuse lunette noire, béret et poncho) il réussit à insuffler un second souffle à SOS Tout Petits Toulouse.

Matthieu se déguise en punk et donne de sa personne pour une action de SOS Tout Petits Toulouse

Surtout ne pas s’inquiéter pour Matthieu. Il est avant tout né avec une cuillère en or dans la bouche et fréquente assidument les soirées de la haute société toulousaine.

Il est étudiant à la fac de droit toulousaine [2]. Il intègre feu le rocambolesque UTIL, Union des étudiants Toulousains Indépendants et Libres. L’UTIL connu comme vitrine légale à peu prés présentable des différents groupes réactionnaires étudiants. Très vite l’UTIL devint la section étudiante du Bloc Identitaire toulousain. En s’appuyant sur cette structure étudiante, Matthieu Clique recrutât à tour de bras bon nombre d’étudiant « un peu racistes sur les bords ». Pendant ce temps, il laisse mourir SOS Tout Petits Toulouse, l’UTIL disparaitra à son tour peu de temps après [3]. Matthieu c’est le politicien en herbe. Il est le premier à dénoncer le système politique qui « ronge la France » alors qu’il est lui-même la caricature de ce qu’il conspue publiquement. Il est menteur, il se dit occitan, alors que ca ne fait pas 3 ans qu’il foule le sol de l’Occitanie. Il est manipulateur, il se prétend défenseur de la laïcité en attaquant les musulmans sur certaines de leurs pratiques alors que lui-même est un catholique intégriste.

Matthieu à la manifestation catholique intégriste à Toulouse contre une pièce de théâtre en novembre 2011.

Romain Carrière « le has-been »

Un des rares toulousain de la fine équipe des Jeunesses Identitaires. Là encore une jeune promu à un grand avenir mais sacrifié par les desseins parentaux. Romain aurait pu devenir un grand champion de taekwondo. Déjà en catégorie jeune, encore adolescent, il excellait et fut sacré plusieurs fois champion de France ainsi que vice-champion du monde. La dépêche du Midi qui voyait déjà le futur Pascal Gentil lui a consacré bon nombre d’article. Mais depuis plus rien, nada, niet, walou !!! Là encore l’explication toute simple et triste à la fois : pression de papa. Ce dernier, Denis Carrière, un enseignant qui sait tout sur tout, encarte très tôt Romain à la section toulousaine du MPF [4]. A partir de ce moment, ca en était fini de l’avenir prometteur de Romain. Englué par l’activisme, l’ambiance nauséabonde des discours racistes, la fréquentation de tous les psychotiques de la région qui ne jurent que par haine du musulman… n’importe quel jeune aurait craqué… Plus tard Denis Carrière intégra le Bloc Identitaire (BI), le fiston suivit et fut bombardé chef des JI toulousains. Mais comme le MPF, le BI et les JI de Toulouse sont minables, groupusculaire et reste sans existence réel…

Belle brochette de loser à la cathédrale Saint Sernin en 2008. Romain Carrière en T-shirt blanc. On vous épargnera le pitoyable CV de ses petits copains de l’époque…

Pendant ce temps là, incapable de militer convenablement et de vendre assez de gâteau à Saint Sernin pour soutenir la lutte contre l’envahisseur musulman, Romain intègre l’armée et devient parachutiste d’infanterie de marine au 3eme RPIMa de Carcassonne [5]. Il y est toujours et s’y sent bien. L’arrivé de Matthieu Clique fut difficile à encaisser pour Romain. Matthieu « le sauveur » a toujours était là pour rappeler le triste bilan des années de règne de la famille Carrière sur le Bloc Identitaire local. Mais Matthieu sait comment amadouer les losers qui peuvent encore servir avant de les jeter. Romain a deux talents que Matthieu « la crevette » envie ; à savoir un physique imposant et un très bon niveau en taekwondo. Romain devient alors l’entraineur de la section JI toulousaine comme nous le rappelle Céline Lemaire dans un article d’Actutoulouse. Matthieu prend ainsi le commandement des JI toulousain tout en ménageant le peu d’égo qui reste à Romain Carrière. Romain, le chef déchu exilé à faire le trouffion à Carcassonne s’en satisfait.

Romain lève haut sa jambe et entraine les identitaires pour en faire de vrais guerrier aptes à défoncer les gens qui ne pensent pas comme eux.

Romain Carriére en bon vendu au système : soldat de l’union européenne avant tout.

Francois Cathala « le bon copain qui suit le mouv »

Parcours similaire à Matthieu Clique. François est ariégeois et issue lui aussi d’une famille bourgeoise catholique intégriste. Fidèle compagnon de route de Clique depuis leur passage à l’UTIL. On les retrouve partout comme à l’apéro saucisson pinard du 4 septembre 2010. François, c’est le stéréotype de l’identitaire : parents pleins de thune, physique ingrat et chétif, polo Ralph Lauren, veste en cuir,  lunette Ray-Ban, égo surdimensionné et persuadé de mener d’une vie à contre courant. C’est toute la réussite du Bloc Identitaire. Faire croire à des jeunes totalement imbriqués dans le système et qui n’ont rien pour eux, d’être les vrais rebelles avec ce coté de fausse canaille qui forge le mythe. A force de propagande et de bourrage de crane, les ânes se prennent pour des chevaux de course…

François pose pour rappeler à tous que sans lui, la France et l’Europe sont perdues.

Victor Lenta « le Sylvester Stallone français»

Attention cet homme est aussi complexe que dangereux. Victor est comme Romain, un militaire du 3eme RPIMa de Carcassonne. D’origine colombienne, il passe sa jeunesse en Haute-Savoie. Il dévore beaucoup de livre (surement les mauvais), ce qui peut tromper plus d’une personne qui le croise. Au premier abord, on peut être séduit par ce beau parleur avec ces références littéraires, créant une image d’esprit saint dans un corps saint… Détrompez-vous, l’animal se révèle n’être qu’une brute épaisse sans grande profondeur, un militaire de rang comme on les aime. Visiblement atteint du syndrome ravageur de « l’étranger » victimisé par ses petits camarades à l’école qui le considéraient comme pas assez français, Victor s’est ensuite juré de devenir plus blanc que blanc en devint facho, identitaire et militaire !!!

GI Jo Victor, la France peut être fier de toi.

Caroline Dutillie (autre figure incontournable du Bloc Identitaire toulousain, nous y reviendrons), Christophe Daniou (un des leaders du Bloc à Rennes et hooligan notoire), Fabrice Robert (président du Bloc Identitaire), Victor Lenta (accessoire plein de muscle mais sans cervelle utilisé par le BI pour son service d’ordre).

Au-delà du ton humoristique et acerbe de cet article, nous tenons à exprimer notre profonde inquiétude vis-à-vis de ces personnes au profil somme toute instable. Il est évident que leur activité va être démultipliée avec leur local récemment ouvert dans la ville rose. Nous avons les preuves que ces personnes participent à des actions violentes. Que va-t-il se passait pour Toulouse avec ces fachos ?

 

[1] Section grenobloise d’une organisation catholique intégriste anti-avortement. SOS Tout-Petits, fondée en 1986, prêche pour un activisme moins violent que les commandos anti-avortement. Son action reste dans un certain cadre légal : la pression morale sur les médecins et les femmes enceintes. L’organisation est connue pour ses multiples interventions contre des cliniques où les militants prient allongés à même le sol, distribuent des tracts annonçant « qu’ici on tue des bébés », chantent des cantiques religieux en attendant l’arrivée de la police.

[2] Etape incontournable pour les fachos toulousains. L’Université Toulouse 1 Capitole est ainsi le salut pour de nombreux militants d’extrême droite qui ne veulent pas rester au niveau bonehead (skinhead d’extrême droite) et ainsi s’élever intellectuellement mais surtout financièrement.

[3] Là encore du grand art très courant au Bloc Identitaire. Créer ou noyauter des structures, des groupes, attirer des gens en usant de manipulation et de ruse, orchestrer la déliquescence de la structure et ainsi convaincre que la seul solution est d’aller vers le BI.

[4] Le Mouvement Pour la France, le fan club de Philippe de Villiers, le parti politique ringard par excellence.

[5] L’éthique et la moralité de rigueur dans la fonction publique en prend un sacré coup avec les fachos toulousains. En fouinant dans les effectifs on trouve facilement des flics municipaux ou nationaux, des profs, des militaires… Peut être l’explication qu’aucun d’entre eux se sentent inquiété par la justice en se permettant tout et n’importe quoi à Toulouse (attaque, agression…). Pas très rebelle tout ça…